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La visite de printemps – tri des colonies

  • La visite en video
  • Les 3 points à examiner pendant la visite
  • Diagnostique d’une loque américaine
  • Bien examiner le couvain
  • Exemples de couvains sains et malades
  • Réunir les ruches faibles
  • Supprimer les ruches bourdonneuses (orphelines)
  • Ruches sur une seule hausse en sortie d’hiver

Dans la plupart des régions, la floraison du noisetier marque la relance la ponte. De mars à Avril le couvain se développe de plus en plus fortement soutenu par la floraison des pissenlits et des fruitiers. Dans le sud le développement se fait plutôt de mi-février à fin mars sous l’impulsion du romarin et des fleurs de garrigue.

Le début de cette période est très difficile pour les colonies. Les provisions arrivent au bout pour certaines ruches et les abeilles d’hiver ont la lourde tache d’accompagner les premières naissances. C’est la période ou les colonies prennent un départ bien souvent très inégal. Les plus faibles meurent, tandis que les plus fortes se développent rapidement un très beau couvain et commencent à rentrer du nectar.

Le but de la visite de printemps est de réaliser mi-mars les actions permettant de n’avoir fin Avril que des ruches pleines de couvain sur 2 corps warré. Pour les ruches les plus fortes on peut espérer dès cette période une première hausse de miel de printemps.

 

La visite en vidéo

Les 3 points à examiner pendant la visite

Pour chaque ruche il faut examiner les 3 points suivants :

  • la taille de la colonie
  • la qualité du couvain
  • l’état des provisions

 

Taille de la colonie :

Que la colonie occupe la hausse du haut ou du bas, elle doit occuper à cette période 6 cadres Warré, voir une hausse complète. Une colonie occupant moins de 4 cadres Warré est considérée comme défaillante.
Qualité du couvain :
Le couvain doit se présenter sous forme de belles galettes avec très peu de trous, réparties sur au moins 3 cadres (voir 4). Il doit y avoir des oeufs de moins de trois jours. Si le couvain est absent ou complètement en bosse la ruche est orpheline (la reine est morte). Si le couvain présente des anomalies telles que opercules affaissées ou trou trop nombreux, il faut parcourir tous les cadres à la recherche de loques. Dans un rucher bien conduit dans un environnement sain ces cas sont très rares.
Etat des provisions :
Il doit y avoir entre 3 et 8 cadres de provisions. En dessous de 3 cadres si aucun nectar ne rentre dans la ruche il faut envisager de nourrir au sirop. Si la ruche est très lourde le développement n’en sera que meilleur.

 

 

Diagnostique d’une loque américaine

Bien examiner le couvain

Dans le cas où ou le couvain parait suspect (couvain avec des trous : appelés couvain en mosaique), il faut impérativement examiner tous les cadres comportant des larves. Les opercules affaissées ou trouées sont des symptômes qui ne trompent pas. En cas de confirmation de maladie il fait impérativement agir pour éviter la propagation dans tout le rucher.

 

Exemple de couvains sains et malades

img-1019Couvain sain : quelques trous seulement, ponte régulière en cercles concentriques.

couvain-maladeCouvain malade : nombreux opercules affaissés et percés, larves mortes gluantes blanches ou marrons, écailles dures.

Réunir les ruches faibles

Les colonies qui ont moins de 5 cadres warré d’abeilles et 2 cadres warré de couvain mi-Mars en sortie d’hivernage n’ont généralement aucun avenir. Au mieux survivront-elles quelques mois mais dans tous les cas elles ne produiront même pas le miel nécessaire à leur hivernage.

La solution la plus simple consiste tout simplement à réunir les abeilles de la ruche faible avec la ruche voisine. Tout d’abord rapprocher la ruche voisine de quelques centimètres, puis secouer les abeilles de la ruche faible devant la ruche voisine. Supprimer la ruche faible. Ce faisant les abeilles de la ruche faible seront obligées de se faire accepter par la ruche voisine. La reine de la ruche faible est ainsi abandonnée à l’extérieur.

Si la ruche faible contenait quelques cadres de couvain sains, ceux-ci sont introduit dans la ruche voisine pour la renforcer en bordure de couvain. Les cadres de miel qui restent éventuellement en surplus après cette opération sont mis de cotés comme provisions de réserve.

Supprimer les ruches bourdonneuses (orphelines)

Les ruches orphelines se reconnaissent par leur couvain en bosse (mâles pondus par les abeilles), l’agressivité des abeilles et leur faible nombre. Même populeuse, une ruche orpheline mi-Mars est totalement condamnée. Ses abeilles ont vieillis et sont devenues agressives.

A nouveau il faut rapprocher la ruche voisine de quelques centimètres. Il faut ensuite secouer la ruche orpheline mais au loin cette fois (à environ 10 mètres de la ruche) pour que les abeilles retrouvent difficilement leur chemin et n’aient pas la possibilité d’attaquer en masse la ruche voisine. Le soir venus ces vieilles abeilles se seront, pour la plupart, faite accepter dans les différentes ruches.

De préférence, le couvain ne sera pas gardé car les males d’une ruche bourdonneuse en Mars n’ont aucune utilité, en revanche les provisions seront mises en réserve.

Ruches sur une seule hausse en sortie d’hiver

Dans bien des cas l’hivernage peut se faire sur une seule hausse warré. Il importe alors mi-Mars de permettre aux abeilles de trouver assez de place pour développer leur couvain.

Il faut donc ajouter une hausse. Doit-on l’ajouter par le dessous ou le dessus ?

Poser par dessus est toujours préférable car les abeilles construiront plus aisément dans un espace chaud au dessus de l’essaim. Si vous souhaitez utiliser des cadres amorcé il faut créer des “échelles” au centre de la hausse. Ceci peut être fait soit en positionnant au centre de la hausse 2 cadres équipés d’une feuille de cire complète. Soit en remontant dans la hausse du dessus les deux cadres de bordure pris dans la hausse du dessous.

L’agrandissement par dessous parfois pratiqué n’est pas confortable pour les abeilles. En effet, elles ont des difficultés à construire et finissent parfois par essaimer sans s’être étendu sur plus d’un corps.

Si aucun nectar ne rentre, il faudra envisager de nourrir au sirop cette ruche. Ce nourrissement doit être fait avec parcimonie si l’ont veut éviter de remplir les batîsses avec du sirop et empêcher la ponte. Cette absence de nectar est plutôt rare et ne survient que lors de longue période de pluie ininterrompue.